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Bénir ses enfants pendant la Bircat Cohanim

Category: // By Rabbi: הרב הילל מאירס // Answer date: 25.07.2021

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Question:

Chalom Rav, nous avons toujours eu l’habitude de bénir nos enfants sous le Talith et de réciter la Bircat Cohanim, en même temps que les Cohen. Certaines personnes nous ont faits la remarque, que cela n’est pas permis. Est-ce que c’est juste ?

Answer:

Chalom ouvrakha, voyons ensemble béezrat Achem, le problème que peut poser le fait de bénir ses enfants pendant la Bircat Cohanim, et nous verrons ensuite quelle est la solution que l’on peut proposer.
Dans le traité de Kétouvot 24a, il est écrit que celui qui n’est pas Cohen et qui vient à bénir le peuple, transgresse en cela la Mitsva positive de laisser les Cohen bénir. Comme c’est marqué dans parachat Nasso : « parle à Aaron et à ses enfants, en disant, ainsi vous bénirez les Béné Israël et tu leur diras ».
Dans le Even Aézer, siman 3, séif 1, le Choulh’an Aroukh écrit que si une personne inconnue jusqu’aujourd’hui vient nous dire : « je suis Cohen et je veux faire la Bircat Cohanim », on ne peut le croire et il ne sera pas autorisé à faire la Bircat Cohanim. Par contre, le Rama pense qu’on peut lui faire confiance et le laisser faire la Bircat Cohanim. Toutefois, selon l’avis de tous, il n’est pas permis pour quelqu’un qui n’est pas Cohen de faire cette bénédiction, et que c’est un interdit de la Torah. Un des commentaires du Choulh’an Aroukh, le Bet Chmouel, séif katan 3 écrit qu’une chose où il n’y a pas d’intérêt à mentir, on ne craint pas qu’il vienne à dire qu’il est Cohen si de toutes façons il n’en ressort aucun profit. Il faut rajouter à cela que le Rama rapporte que même avec les Cohen en même temps qu’eux cela est un interdit aussi de bénir.
Le Radvaz, tome 1, siman 237 pose la question, est-ce que cet interdit concerne uniquement quand on est sur l’estrade (le « doukhan »). Il tranche la Halakha que l’obligation de bénir pour les Cohen, peu importe où qu’ils se trouvent. Les H’akhamim ont institué de faire cette bénédiction dans la H’azara et sur l’estrade à la synagogue, mais d’après la Torah, la place n’est pas importante. Il explique que si on ne dit pas comme cela, peut-on imaginer qu’à un endroit où il n’y a pas d’estrade, les Cohen seraient alors dispensés de Bircat Cohanim ?
De plus, le Biour Halakha, siman 128, « bépah’ot méassara », rapporte que d’après la Halakha pure, il est certain que la Mitsva de bénir pour le Cohen n’est pas obligatoirement au moment de la prière. C’est une obligation pour eux à tout moment indépendamment de tout évènement. Il marque clairement que ce sont les H’akhamim qui ont institué la Brakha au milieu de la H’azara avant la bénédiction de « sim chalom », comme c’est écrit dans Méguila 18a. En fait, il ressort des différents décisionnaires que si un Cohen vient à bénir les Bné Israël devant un Minian, il aura accompli une Mitsva positiva de la Torah. De même, on sera obligé de dire que si une personne qui n’est pas Cohen vient à bénir ses enfants, il enfreint cette Mitsva positive de donner le privilège de bénir les Bné Israël aux Cohen. Et cela peu importe l’endroit où cela se fait comme on l’a démontré plus haut. Dans ce cas, comment expliquer la coutume de bénir les enfants avant le Kidouch ? le Baït H’adach, siman 128, répond à cela que l’interdiction ne consiste que si le non-Cohen vient à prononcer la Bircat Cohanim en apposant les mains comme le font les Cohen, c’est-à-dire en mettant les 2 mains sur la personne bénie. Cependant, le Yaabets, « tfilat leil Chabbat », 7 écrit de bénir les enfants en mettant ses 2 mains sur leur tête et ainsi son père illustre, le H’akham Tsvi avait pour habitude de le bénir.
Le Rav Ovadia Yossef dans le Yéh’avé Daat, tome 5, siman 14 rapporte ce que répondent le Mahari Assad, Orah’ H’aïm, siman 41 et le H’atam Soffer, siman 14. Ils expliquent que si l’on vient à bénir ses enfants sans avoir l’intention d’accomplir la Mitsva positive de faire Bircat Cohanim, il n’y a pas de problème.
En conclusion, il sera permis de bénir ses enfants au moment de la Bircat Cohanim, à la condition que l’on pense de ne pas accomplir une Mitsva avec cette bénédiction.

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