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Brakha sur des biscottes

Category: // By Rabbi: הרב הילל מאירס // Answer date: 02.07.2021

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Question:

Chalom Rav, je voudrais savoir quelle brakha doit-on faire pour des biscottes ? merci d’avance pour votre réponse.

Answer:

Chalom ouvra kha, votre question est très intéressante. Aussi, voyons ensemble ce que disent les décisionnaires et la Guémara à ce sujet. Tout d’abord, il faut faire la différence entre 2 sortes de biscottes. Il y a celles qui sont faites à la maison à partir de morceaux de tranches de pain que l’on fait chauffer au four, jusqu’à qu’elles deviennent croustillantes et bien dorées. D’autre part, il y a celles qui sont vendues en commerce, celles-là ne sont cuites depuis le début que pour être des biscottes et n’ont jamais été sous formes de pain contrairement aux premières.
Le 1er cas est le plus simple. En effet, dans le traité de Brakhot 39a, il est écrit que l’on récite la brakha de « Amotsi » sur le « pat atsnouma », ce qui veut dire littéralement du pain fin. Rachi explique que c’est un pain qui a séché et qui est fin. Bien que certains autres Richonim définit autrement le cas de la Guémara, ils sont tout de même d’accord que sur du pain qui a séché, on fait Amotsi. La raison comme le disent les élèves de Rabbénou Yona, c’est parce que le fait qu’il ait séché ne lui enlève pas le titre de pain et donc il reste Amotsi. Le Kaf Ah’aïm, également va dans ce sens. Il écrit clairement dans le siman 168, séif katan 66 que du pain que l’on met au four pour le durcir et ainsi éviter qu’il ne s’abîme, il faudra faire Al nétilat yadaïm et Amotsi, même si on ne vient à manger, comme du pain normal. Le Or Létsion, tome 2, 46, 10 écrit de même.
En ce qui concerne le 2nd cas, c’est-à-dire les biscottes vendues dans le commerce et qui ont été fabriquées depuis le début pour en faire des biscottes et n’ont jamais été du pain, ce sera différent.
Le Choulh’an Aroukh, Orah’ H’aïm, siman 168, séif 6 ramène le cas de « pat abaa békisnine », c’est ce qu’on pourrait définir par un aliment à base de pâte sur lequel on ne vient pas à faire l’essentiel de son repas, à l’inverse du pain. De ce fait, on ne fera pas la brakha de Amotsi dessus, mais boré miné mézonot. Cependant, si on vient à en faire un repas, en consommant une quantité de 216 grammes, on devra le considérer comme du pain, en faisant dessus nétilat yadaïm, Amotsi et bircat amazon. Toutefois, dans le séif 7, le Choulh’an Aroukh rapporte 3 avis sur la définition de ce pat abaa békisnine :
1. C’est une pâte farcie : elle est en forme de pochette, enveloppant des amendes ou du miel. Par exemple, un roulé au chocolat.
2. Une pâte mélangée à du miel, de l’huile, du lait ou avec des épices. Il faut dans ce cas que l’on sente le goût dans la pâte de cet ajout. Contrairement au 1er cas où la pâte était une pâte normale de pain, ici la pâte elle-même est différente. L’exemple typique ce sont tous les feuilletés qui sont en fait de pâte mélangée à de la margarine.
3. Une pâte qui a tellement séché, jusqu’à qu’elle devienne croquante, comme par exemple les biscuits.
Aussi, le Choulh’an Aroukh conclue que la Halakha est comme les 3 avis et que dans chacun de ces 3 cas, on ne fera mézonot et al amihya à la fin. En fait, ce qu’il ressort de la Halakha, c’est que la définition du pain comporte 3 conditions :
1. Que cela ne soit pas un pain qu’on a l’habitude de manger sans fixer le repas. Cela exclue les pâtes à base de choses douces.
2. Qu’il soit en forme de pain. Cela exclu les pâtes liquides, comme celles des crêpes par exemple.
3. Il faut qu’il soit cuit au four ou sur la poêle, comme les beignets.
Les biscottes cuites directement pour en faire des biscottes, sont considérées comme un « pain d’agrément », sur lequel on ne fixe pas normalement de repas. De plus, c’est un pain croustillant. C’est pour cela que l’on fera dessus mézonot et al amih’ia. Néanmoins, si l’on vient à en manger une quantité apte à fixer son repas dessus, c’est-à-dire 216 grammes, on fera nétila et amotsi au début, puis après le repas, on récitera le Bircat Amazon. Ainsi tranche le Or Létsion cité plus haut.

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