Chéva Berakhot un soir de Seder Couvercle de casserole Mouktsé Un Goy qui laisse de l'argent Chabbat Nom erroné sur la Ketouba

Brakha sur les dragées

Category: // By Rabbi: הרב עופר עוזרי // Answer date: 29.07.2021

Share on facebook
Share on twitter
Share on telegram
Share on whatsapp
Share on email
Share on facebook
Share on twitter
Share on telegram
Share on whatsapp
Share on email

Question:

Bonsoir Rav, je voudrais savoir quelle est la brakha pour les dragées ?

Answer:

Chalom ouvrakha, votre question est très intéressante car elle nous permet de toucher à un des grands principes dans les Halakhot des Brakhot. C’est le principe de savoir, qu’est-ce qui est essentiel et secondaire dans un aliment pour faire la Brakha qui lui correspond. En effet, il ne viendrait pas à l’idée, qu’une personne qui va manger un pain aux raisins de faire la Brakha sur la pâte du gâteau qui est « boré miné mézonot » et ensuite de faire « boré péri a’ets » sur les raisins secs. La source de cette règle se trouve dans le traité de Brakhot 44a, dans la Michna qui dit que celui qui fait la bénédiction sur ce qu’il y a d’essentiel, acquitte également ce qu’il y a de secondaire. C’est ainsi que dans l’exemple du pain aux raisins, il suffira de dire boré miné mézonot et on aura dispenser de Brakha les raisins secs qui sont secondaires par rapport à la pâte. C’est aussi vrai pour la bérakha qui vient après la consommation. Le cas que nous avons donné du pain aux raisins est le plus simple, car on a affaire à un mélange homogène et de plus l’essentiel est une pâte, qui provient d’une des 5 céréales. Les 5 céréales sont : le blé, l’orge, l’épeautre, l’avoine et le seigle. Le Choulh’an Aroukh, siman 208, séif 2 écrit que dès que dans un mélange se trouve de la pâte provenant d’une de ces 5 céréales, on fera boré miné mézonot, à la condition que celle-ci soit là pour donner du goût et non pas seulement pour coller. C’est la différence entre une tarte dont le fond est à base de farine et des boulettes de viandes faites avec de la farine. Dans certaines boulettes, on y a incorporé de la farine uniquement pour coller la viande hachée et afin qu’elle ne vienne pas à se délayer dans la poêle.
Il existe d’autres cas de « ‘ikar et tafel », comme l’appelle la Halakha, c’est-à-dire de 2 aliments qui sont consommés ensemble, et qu’il y a un essentiel et le second est moins important. Cette importance de l’un par rapport à l’autre peut venir du fait qu’il y a un des 2 qui est minoritaire comme dans une salade de fruits par exemple. Cela peut être que l’un est à base de pâte et que l’autre non comme l’exemple plus haut. Enfin, cela peut être dans le cas où l’un vient accompagner l’autre comme par exemple des galettes de riz avec du beurre.
En ce qui concerne votre question, le Choulh’an Aroukh, siman 204, séif 11 écrit le cas de la confiture, c’est-à-dire que si on a pris un fruit, un des exemples qu’il rapporte est le coing et qu’on l’a mis dans du miel, on fera la bérakha de boré péri a’ets. Il rajoute que ce sera de même si on a coupé très fin le fruit. On voit ici que le ‘ikar, le primordial, c’est le fruit. Sur ce passage, le Michna Broura, séif katan 51 ramène le cas des amandes enrobées de sucre, on fera boré péri a’ets. La raison est car le sucre ou le miel ne sont là que pour améliorer le goût du fruit, il rajoute qu’il en sera de même si le sucre est majoritaire par rapport au fruit. Le Kaf Ah’aïm, note 55 écrit la même chose. Par contre, le Ben Ich H’aï, Pinh’as, 15 rapporte que la coutume de sa ville est de faire chéakol nihya bidvaro sur les amandes en sucre. Ils conseillent tous 2 de séparer le sucre du fruit et de faire la brakha sur chacun. Le Or Létsion, tome 2 p. 117 fait une distinction entre les différentes sortes de dragées. Si l’enveloppe est très fine, c’est certain qu’on le consomme pour le fruit. Ce qui n’est pas le cas des dragées que l’on a aujourd’hui car le pourtour de sucre est très épais. Donc, dans ce cas tout le monde est d’accord qu’on fera dessus chéhakol, car l’essentiel est le sucre. Il est clair que les personnes viennent à manger des dragées c’est surtout pour le sucre qui est autour, car celui qui veut manger des amandes les mangera sans sucre. Le Bircat Achem, tome 3, 10, 46 propose de penser à acquitter l’amande quand on fait chéhakol. Par contre, si l’on vient à sucer le sucre pour ensuite manger l’amande on fera d’abord chéhakol et ensuite boré péri a’ets.

Skip to content