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comment une femme doit faire le Gomel?

Category: // By Rabbi: הרב ירון אשכנזי // Answer date: 08.08.2021

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Question:

Bonjour Rav, dans notre communauté, les avis sont partagés pour savoir comment les dames doivent faire le Gomel. Certains disent qu’il faut le faire de la Ezrat Nachim, et d’autres tiennent qu’il faut qu’elles s’acquittent par un homme. Pourriez-vous nous éclairer à ce sujet ?

Answer:

Chalom ouvrakha, votre question est très intéressante et il convient auparavant de voir la source de l’obligation de réciter le Gomel. Dans le traité de Brakhot 54b, il est écrit : « Abayé dit : il faut réciter le Gomel devant 10 personnes, comme il est marqué dans les Téhilim, 107, 32 : ils viendront à Le glorifier devant une assemblée du peuple. Mar Zoutra rajoute qu’il faut que 2 d’entre eux soient des Talmidé H’akhamim, des érudits en Torah, comme il est écrit à la suite du verset cité plus haut : dans une assemblée d’anciens, ils le loueront ». Le Choulh’an Aroukh, siman 219, séif 3 tranche la Halakha comme cette Guémara et nécessite de réciter le Gomel devant un Minian (quorum de 10 personnes majeurs de plus de 13 ans) et que 2 personnes d’entre eux soient des Talmidé H’akhamim. Les Tossafot rapportent qu’on a l’habitude de faire le Gomel après la lecture de la Torah, car on ne peut lire le Séfer Torah qu’en présence d’un Minian. Rabbénou Aaron Alévi dans son livre Pékoudat Aléviim explique que de cette façon, la lecture de la Torah remplace la présence des Talmidé H’akhamim.
Toutefois, lorsque c’est une femme qui doit faire le Gomel, le problème de Tsniout (pudeur) se pose. Comment peut-elle faire entendre sa voix à des hommes. De plus, l’assemblée répond après celui qui dit le Gomel une formule, cela donne comme une sorte de chant entonné par des hommes et des femmes, chose interdite, car cela peut amener à la faute. A cause de tout cela, les Richonim se sont interrogés sur la meilleure façon pour une femme de prononcer le Gomel. Le problème étant que d’un côté, il faut le dire devant un Minian, mais d’un autre côté, cela est contre les principes de Tsniout.
Aussi, plusieurs avis ont été dits sur la manière de procéder :
1. Le Hilkhot Kétanot, 2ème partie, siman 161 rapporte la coutume de sa ville que les femmes pour raison de Tsniout ne récitent pas du tout le Gomel. Le Maguen Avraam, au début du siman 219 fait allusion à cette coutume, expliquant que c’est possible que la raison peut-être car réciter le Gomel n’est pas obligatoire.
2. Le Knesset Haguédola dans le même siman s’étonne de cette coutume et la rejette. Il écrit qu’une femme peut dire le Gomel après la lecture de la Tora, depuis la Ezrat Nachim (salle destinée aux femmes). Ainsi, rapporte également le Choulh’an Aroukh Arav dans son Kountras sur les Birkot Anéénin. Qu’il faut le dire dans la synagogue, même pour une femme.
3. Le Knesset Haguédola ramène un autre avis que la femme pourra le réciter aussi quand il n’y a pas Minian. D’après cela, elle pourra le dire devant son mari seulement.
4. Le Torat H’aïm affirme que le Minhag (coutume) de sa ville, est que l’épouse se rend à la synagogue, mais c’est le mari, qui montera à la Torah, en pensant d’acquitter sa femme. Il suffit qu’au moment où il dit le Barkhou, qui est une invitation à l’assemblée à bénir Achem, en pensant à ce que son épouse se doit de le faire.
5. Le Bet Yossef, siman 219, rapporte une ancienne coutume. Le mari fait la bénédiction à la place de son épouse. En fait, la source de cette habitude se trouve dans le traité de Brakhot 54b, où l’on voit que Rav H’ana et d’autres Talmidé H’akhamim ont fait le Gomel pour Rabbi Yéouda qui avait guéri. Ils viennent de cette façon remercier Achem, que leur Rav, Rabbi Yéouda a été sauvé. De même, un mari peut aussi remercier Achem, que sa femme soit sauvée de tous dangers. Toutefois, le Bet Yossef conclue en ramenant le Rachba qui pense qu’on ne peut faire cela que pour son Rav. A cause de cela, le Birké Yossef, le Maharam Mints et le Eliahou Rabba craignent qu’il puisse avoir un problème de bénédiction prononcée en vain et qu’on ne peut le faire pour un proche.
Cependant, le Rama dans le Darké Moché pense qu’on peut réciter la Brakha sur un proche qui a été épargné d’un danger. Le Nichmat H’aïm partage cet avis également contre le Bet Yossef.
Le Michna Broura, siman 219, séif katan 3 rapporte que l’habitude est de ne faire le Gomel que devant un Minian de femmes et au moins un homme.
Le Igrot Moché, tome 5, siman 14 pense qu’il suffit que la femme dise la Brakha devant une seule personne, homme ou femme, et que si elle est mariée, qu’elle le fasse devant son mari.
Le Rav Ovadia Yossef, dans le Yabia Omer, tome 8, Orah’ H’aïm, 15 tranche comme le Birké Yossef, de faire la Brakha devant un Minian quand elle est dans la Ezrat Nachim. Cependant, il faudra faire attention que le mur qui sépare la Ezrat Nachim du reste de la synagogue ne doit pas être jusqu’au plafond, sinon cela ne s’appelle pas qu’elle l’a fait devant un Minian.
En conclusion, si c’est à l’occasion d’une naissance, il faudrait qu’elle le récite chez elle, au moment de l’étude faite la veille de la Brit Mila. Puisqu’à ce moment, il n’y a que des gens de la famille, évitant ainsi, tout problème de Tsniout. Sinon, elle le fera dans la Ezrat Nachim.

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