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Dénoncer quelqu’un à la police

Category: // By Rabbi: הרב עופר עוזרי // Answer date: 03.08.2021

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Question:

Chalom Rav, je voudrai savoir quand est-ce qu’on a le droit de se plaindre à la police contre un juif sans rentrer dans le cadre de « mosser » ?

Answer:

Chalom ouvrakha, votre question est très large, mais béezrat Achem nous allons essayer d’exposer les principes concernant ce problème. En effet, il est interdit normalement de dénoncer un juif, et celui qui le fait rentre dans la catégorie de « mosser », c’est-à-dire de dénonciateur. De plus, on n’a pas le droit de se rendre à la justice civile, en cas de litige avec u autre juif. Celui qui le fait, Le Choulh’an Aroukh, H’ochen Michpat, 26, 1, écrit à son propos, qu’il est un Racha (mécréant). De plus, c’est comme s’il avait injurié, insulté et lever la main sur la Torah de Moché. Le Sma, un des commentateurs du Choulh’an Aroukh, explique que l’on apprend cela de la Paracha Aazinou :”ki lo kétsourénou tsouram, véoyévénou pelilim”, c’est à dire : “car leurs idoles ne sont pas comme Notre D… (Rocher), et maintenant, nos ennemis sont nos juges”. Cela signifie que quand on prend des goyim pour nous juger, c’est une forme d’éloges à leurs croyances idolâtres. Nous sommes habitués à être soumis aux lois de la Torah tout au long de nos journées, en étant persuadés que c’est la façon de se rapprocher d’Achem et de mieux Le servir. De même, lorsqu’on a un conflit, il faut aussi se référer à la Torah, puisqu’elle a été écrite par Achem qui nous a créés, et Qui sait comment on fonctionne. Allez ailleurs, est un H’iloul Achem, (profanation du Nom Divin), faute qui n’a pas de Téchouva, (réparation).
Le Choulh’an Aroukh continue qu’il en sera de même, quand les 2 parties adverses sont d’accord d’aller dans un Tribunal non-religieux, même si c’est un cas où on a le droit de se faire justice seul, et également quand on sait que la loi est la même dans les 2 tribunaux, bien que le résultat soit le même, cela reste interdit. Il est clair que dénoncer quelqu’un à la police c’est l’envoyer devant les tribunaux civils, donc apparemment cela est interdit.
Le Pith’é H’ochen, Nézikin, chapitre 2, note 49 écrit que la façon dont viennent à arbitrer les juges civils même en Israël que cela concerne les peines physiques ou d’ordre pécuniaire, cela ne correspond pas à celle de la Torah. Au contraire, souvent l’esprit qui y règne est souvent même contre la Torah. Cependant, il y a plusieurs domaines où on ne peut faire abstraction de leur autorité car sinon comme la dit la Michna dans Pirké Avot : « sans l’autorité de l’Etat chacun aurait avalé l’autre. » par contre, s’il n’y a pas à craindre que le coupable vienne à réitérer son forfait, alors il sera interdit de se retourner vers la justice civile. Celui qui viendrait tout de même à le faire est considéré comme un délateur et endommageur. Toutefois, si la victime s’est adressée à un Bet Din (Tribunal Rabbinique), et que celui-ci lui a permis de s’adresser au civil, si cela a été pesé sérieusement par le Bet Din cela sera évidemment autorisé. Aussi, quand la victime se trouve en danger, ou même quand il craint d’être en danger, il sera permis d’appeler la police pour pouvoir se protéger.
Il en ressort de ce qu’a dit le Rav Bloï dans le Pith’é H’ochen qu’il est autorisé de se défendre quand on est sous le feu de l’action ou que l’on a affaire à une personne qui n’est pas à son 1er forfait.
Dans le chapitre 4, note 18 le Rav laisse en suspens la question de celui qui s’est plaint à la police d’une façon permise puis doit suite à cela se rendre au Tribunal Civil, s’il doit annuler sa plainte ou pas.
En fait, la conduite que les décisionnaires disent qu’il faut suivre aujourd’hui, est que cela dépend de la qualité d’organisation de la Communauté en question. Ceci signifie que s’il se trouve dans cette communauté un Bet Din qui a autorité, et si le malfaiteur craint cette autorité, on devra annuler la plainte. Sinon, pour protéger des prochaines victimes, on la laissera pour que justice soit faite.
Enfin, pour tout ce qui est du domaine de malversations faites sur des mineurs ou toute autre chose qui y ressemble, seulement s’il est clair, qu’il y a un Rav qui sait s’occuper de ce genre de problème, on fera d’abord appel à lui. Sinon, c’est une obligation que de le dénoncer à la police après s’être clairement assurer de la réalité de la chose.
Le principe dans tout cela est qu’il convient toujours de s’adresser à une autorité rabbinique bien reconnue auparavant en lui expliquant tous les détails, pour se faire bien conseiller.

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