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un remerciement représente-t-il un problème de Ribit?

Category: // By Rabbi: הרב עופר עוזרי // Answer date: 29.07.2021

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Question:

Chalom Rav, dernièrement un ami m’a demandé de lui faire un prêt d’une somme assez conséquente. En fait, il a une société qui se trouve actuellement en difficulté. J’ai accepté de lui prêter cette somme, mais le lendemain il m’envoie un message vidéo de remerciement fait par l’ensemble de ses employés. Je crains qu’il y ait un problème de Ribit en cela, aussi je voudrais savoir est-ce que j’ai le droit de lui prêter ?

Answer:

Chalom ouvrakha, votre question est fort intéressante et il convient de voir s’il y a un problème et de trouver une solution pour que vous pouviez tout de même lui prêter. En effet, je crois comprendre de votre question que vous désirez lui rendre service en lui faisant ce prêt mais vous craignez que cela soit interdit suite à son message.
La Torah a plusieurs reprises nous interdit de venir à prêter avec intérêt à un juif. Peu importe la somme de cet intérêt, même si c’est très minime par rapport à la somme que représente le prêt lui-même, c’est un interdit de la Torah. Par exemple si une personne demande à une autre de lui prêter 1 million d’euros et que celui-ci accepte à la condition qu’il lui rende la même somme plus un euro, ils auront tous 2 enfreint cette interdiction de « Ribit », prêter avec intérêt. La Torah nous demande de considérer l’argent, comme un prêt avec lequel on n’a le droit de faire que du H’essed, du bien aux autres juifs et non pas en tirer un quelconque profit. Il est évident que l’on ne parle pas dans le cas où le créancier a dû faire des frais suite à ce prêt, comme par exemple des frais de voyage ou toute autre chose directement liée au prêt. Dans ce cas, il sera permis de récupérer les frais engagés suite au déplacement.
Seulement, cet intérêt n’est pas obligé d’être sous forme d’argent, mais cela peut être un service rendu au prêteur et cela sera aussi interdit. Le Choulh’an Aroukh Arav séif 9, écrit que même, un remerciement ou le bénir également ne sont pas permis. Bien sûr, si c’est un merci qui est fait sous forme de politesse, et en plus si on vient à lui dire merci pour les efforts qu’ont occasionné le prêt, ce sera tout à fait permis, ainsi écrit le Brit Pinh’as, dans Ribit Halakha Léma’assé, p. 73.
Il ressort clairement de tout cela que le remerciement par vidéo qui a été fait dans votre cas est du Ribit. Surtout que ce n’est pas un simple merci, mais qu’il est fait d’une façon originale et en public. Vous avez tout de même 2 possibilités pour vous en sortir :
1. Faire le prêt avec ce qu’on appelle un « Héter Iska ». C’est une façon halakhique de transformer cet emprunt en association commerciale. Il faut le faire avec une certaine formulation et également qu’on vous explique à tous 2 comment cela fonctionne, pour que cela soit sérieux et non pas un simple papier symbolique sans aucun sens. Surtout que dans un cas pareil où ne serait-ce que l’une des 2 parties ne comprend pas les tenants et les aboutissants de cet accord, celui-ci serait annulé et on en reviendrait à transgresser l’interdit de Ribit. Le Brit Yéouda, chapitre 40, 18 déduit du Maharcham, qu’un Héter Iska peut marcher pour permettre à l’emprunteur d’enseigner au fils du prêteur. Aussi, le Kovets du Rav Eliachiv, tome 3, siman 126, en écrit de même. Ce contrat signifie qu’on est prêt à s’associer à la condition que celui qui détient l’argent et le gère, c’est-à-dire l’emprunteur n’ait pas besoin de rendre de comptes moyennant une somme d’argent. Ici, cette somme qui vient « arrondir les angles » est remplacée par les remerciements des employés.
2. Il est possible de retarder l’emprunt. En effet, l’interdit de Ribit dévarim, ce qui signifie toutes gratifications par orales de la part de l’emprunteur n’est interdite que si elle se fait pendant l’emprunt. Donc, si elle se fait bien avant, cela devient permis. On apprend cela du langage du Choulh’an Aroukh lui-même. Effectivement, dans Yoré Déa, siman 160, séif 10, il écrit : « il est interdit d’enseigner au prêteur ou à son fils du H’oumach (Pentateuque) ou Talmud, s’il n’avait pas l’habitude de le faire auparavant tant que l’argent se trouve dans les mains de l’emprunteur ».
On voit d’ici que seulement à partir du moment où le prêt a eu lieu, le problème existe. Avant cela et après qu’il a été remboursé, il n’y a plus de problème.

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